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5 questions à ... Mark Schaay
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5 questions à ... Mark Schaay

Rencontre / halifaxairport / 8 janv. 2019

Originaire de Calgary, Mark Schaay, directeur-général des Hôtels Alt Aéroport d'Halifax et St. John's, vit maintenant en Nouvelle-Écosse. Nous lui avons posé quelques questions sur sa vie ici.

Il y a quelques années, vous avez quitté Calgary pour vous établir à Halifax afin de faire l’ouverture de l’Hôtel Alt Aéroport d’Halifax. Outre la mer, quelles sont les principales différences entre les Rocheuses et les provinces de l’Atlantique? Sur le plan de la culture, de la population?

Pour moi, c’est le rythme de vie plus lent. Ça m’a vraiment frappé les premiers temps ici. Je suis un gars impatient, toujours à la course, même lorsque ce n’est pas nécessaire. La première année a vraiment été difficile à ce point de vue. Je devenais irrité, je m’énervais. Mais on s’habitue à cette façon de vivre et on finit par l’apprécier. Aujourd’hui, je prends le temps de jaser avec la serveuse du Tim Hortons en attendant mon café. Tout le monde est gentil. Un soir, dans un bar, je me souviens d’avoir bousculé quelqu’un par mégarde : on s’est tous les deux retournés et on a dit « pardon » en même temps. Tout le monde a envie d’avoir du plaisir et d’échanger avec de parfaits inconnus. On peut vite se faire de très bons amis.

En Nouvelle-Écosse, l’automne est vraiment magnifique, alors que dans l’Ouest, on passe tout d’un coup à l’hiver. Par contre, le printemps est décevant ici. On porte encore un manteau chaud en mai et juin, surtout en mai. De l’hiver, on tombe tout de suite en été. Je me rappelle que dans l’Ouest, le printemps était ma saison préférée.

Aviez-vous des idées préconçues sur l’Est qui, finalement, sont fausses?

Oui, je croyais que le coût de la vie était moins élevé. J’avais toujours entendu dire que c’était moins cher de vivre sur la côte est, mais c’est complètement faux. Il est peut-être un peu moins coûteux de construire ou d’acheter une maison, mais d’autres frais comme l’électricité et l’épicerie font certainement grimper la note.

Aussi drôle que cela puisse paraître, j’ai été étonné de voir autant d’arbres lors de mon premier séjour en Nouvelle-Écosse. C’est un peu comme la Colombie-Britannique, mais plat, ha ha! Je m’imaginais plutôt des paysages dénudés et rocailleux. Mon beau-père avait bien ri de moi à ce sujet. Lors de ma première visite, il y a plusieurs années, je me souviens aussi qu’il était fier que les commerces soient désormais ouverts le dimanche.

Certes, le rythme de vie est plus lent ici, mais j’ai des employés extrêmement travaillants et dévoués, comme je n’en ai jamais vus ailleurs. Et très loyaux en plus!

En matière de voyages, constatez-vous certaines tendances dans l’Est? Avez-vous davantage de touristes du Canada, de l’étranger?

Je suis surpris du grand nombre de voyageurs en provenance de l’étranger. À l’hôtel, nous organisons des cocktails à l’intention de nos invités; certains soirs, tous les invités sont de l’extérieur du Canada, particulièrement durant les mois les plus achalandés, de juillet à septembre. On voit beaucoup d’Allemands et de Néerlandais, qui viennent faire la tournée des Maritimes en VR. Les deux ou trois derniers étés, on a eu également beaucoup de visiteurs des États-Unis, nombreux desquels ont une résidence secondaire ici.

Existe-t-il quelque chose en Nouvelle-Écosse qu’on ne trouve nulle part ailleurs?

Oui, la Piste Cabot en automne : absolument merveilleux. C’est tellement magnifique!

Selon vous, en quoi consisterait une longue fin de semaine idéale en Nouvelle-Écosse?

En Nouvelle-Écosse, on a accès à de magnifiques plages, à la mer bien sûr, mais aussi à des lacs. On appelle d’ailleurs Halifax la « ville des lacs ». Où j’habite, je suis à cinq ou dix minutes d’une splendide plage en bord de mer et à cinq minutes d’un superbe lac. Mon long weekend à moi? C’est le passer sur la plage à regarder mes enfants jouer dans l’eau et le sable. On a beaucoup de plaisir à s’amuser ensemble dans les vagues et à courir comme des fous. En Alberta, quand j’étais petit, on se rendait toutes les fins de semaine à un lac artificiel, qui se trouvait à environ une heure et demie de route. C’est parmi mes plus beaux souvenirs d’enfance. Pour cette raison, j’adore le fait que mes enfants aient accès à l’eau si près de la maison. La plage le jour, le barbecue le soir! Oh, et bien entendu, un ou deux « whisky sours » avec ma magnifique épouse dès que les petits se couchent…

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